Nos chats

« Ce n’est pas l’homme qui a apprivoisé le chat, mais c’est le chat qui nous a apprivoisé. »

Le chat est sûrement l’animal qui a été le moins modifié par l’homme, même si aujourd’hui il existe de nouvelles races. Il a gardé son âme de félin, ses instincts de chasse …

Il est lui aussi très réceptif à nos émotions et très sensible.

Lors de notre premier entretien, nous étudierons ensemble l’histoire de votre chat, la relation que vous entretenez avec lui, ses conditions de vie pour changer les comportements non désirés.

Quelques exemples qui vous permettent d’avoir une vie plus sereine avec votre compagnon:

Pourquoi mon chat fait pipi partout ?

Il faut tout d’abord bien différencier le comportement de dépôt d’urine à celui de miction.

Si le chat est en position debout et avec la queue dressée, avec dépôt de quelques gouttes, c’est un comportement de dépôt d’urine.

Si, en revanche, il est en position fléchie et vide sa vessie, c’est un comportement de miction. Là le verdict est sans appel, vous devez consulter un vétérinaire pour vérifier s’il ne souffre pas de troubles urinaires ou de troubles de comportement d’élimination.

Ce comportement de dépôt touche autant les femelles que les mâles et apparaît en général vers 8 – 10 mois. Les objets imprégnés peuvent être divers et variés.

Ce comportement est souvent associé à un processus anxieux. Le chat se rassure avec sa propre odeur. En tant qu’animal territorial et très olfactif, le chat pour se sentir à l’aise a besoin avant tout de bien sentir sa propre odeur.  Soumis à différents stress ou à des facteurs anxiogènes (nouveau chat, arrivée d’un bébé, déménagement…), le chat en déposant dans son environnement cette odeur d’urine réconfortante se rassure. C’est un moyen privilégié de régulation émotionnelle. Par sa nature territoriale, le chat a besoin de baliser son territoire de marques olfactives pour s’y sentir bien (et d’autres marques comme les griffades). De même, lorsque le chat se frotte à nous ou sur les meubles, le chat peut donc être très territorial ou anxieux et recherche de l’apaisement en déposant très activement son odeur.

Il suffit parfois que la litière soit mal agencée ou pas adaptée au chat.

Le chat a moins besoin d’intimité, comme nous pouvons avoir tendance à le penser que de pouvoir surveiller les alentours. En milieu naturel, quand il fait ses besoins, il est potentiellement vulnérable aux assauts de ses prédateurs. Avoir une vue dégagée et la possibilité de fuir facilement est donc un atout. De plus, il lui faut pouvoir se retourner, gratter, recouvrir… Il lui faut donc de la place en largeur et en hauteur. Une litière sans couvercle est donc plus adaptée. De plus, lors de ses éliminations, le chat y dépose des substances olfactives et semi chimiques. Certaines sont perceptibles par les humains, d’autres non. Par cette communication chimique, il signale aux autres cohabitants qu’il vit ici et pour lui-même puisqu’il crée un environnement olfactif rassurant et familiers. C’est donc avec un bac découvert que ces informations seront susceptibles de parvenir à tous.

L’emplacement du bac doit être calme et sécurisant pour le chat. Il ne doit pas être mis dans un passage, près d’une machine à laver ou à côté du panier à chien.

Il doit être éloigné des activités félines : gamelles, lieux de repos (au moins deux mètres entre chaque).

Pour bien pouvoir communiquer, le chat doit pouvoir percevoir sa signature olfactive : pas de désodorisant dans le bac à tel parfum ou même de détergent et d’eau de javel.

Un bac sale peut inciter le chat à faire ailleurs. Le chat doit pouvoir gratter et recouvrir. Mais un bac trop propre peut également l’inciter à faire ailleurs. Si ses odeurs sont systématiquement effacées, il peut diffuser ses odeurs à d’autres endroits où elles persistent mieux (canapé, tapis, oreillers…).

Il faut également suffisamment de litière dans le bac.

Une règle qui est aussi très importante : quand on a deux chats, on doit avoir 3 litières, toujours une litière supplémentaire par chat. Il se peut également qu’un chat ait besoin de 2 litières.

L’arrivée d’un nouveau chat peut être anxiogène pour lui : le chat peut ne plus se sentir chez lui, exprime son mal être en mettant son odeur partout.

Les thérapies comportementales ne sont pas difficiles à mettre en place mais leur efficacité se trouvent limitées car c’est un comportement qui fait partie de l’éthogramme du chat. Le marquage est un des instincts naturels du chat comme chasser des proies ou feuler sur le premier chat inconnu. C’est sa nature mais cela peut être aussi un signe de mal être.

Les questions à se poser:

. Conditions d’apparition du comportement, voire le ou les facteurs déclenchants.

. Si possible, les stimuli qui sont responsables de son maintien.

Thérapies comportementales :

. Dans certains cas, suppression du facteur déclenchant (femelles en chaleur dans le voisinage, chat étranger pénétrant dans la maison…)

. Dans d’autres cas et sous réserve qu’il n’y ait qu’un ou deux endroits, il sera possible d’empêcher le démarrage de la séquence comportementale et donc de supprimer le comportement :

  • En supprimant l’accès du lieu quand cela est possible (déplacement d’un meuble, mise en place d’un objet, d’une plante…)
  • Modifier la signification du lieu choisi par l’animal : en faire une aire d’alimentation ou une aire de jeux en y déposant des jouets, par exemple.
  • Modifier l’apparence et la nature du support tout en éloignant le chat de l’endroit (feuille d’aluminium ou de plastique débordant largement la zone souillée)

Ces méthodes donnent lieu en général à des résultats rapides (quelques jours) et sont efficaces si les zones de dépôt sont faibles.

En cas d’échec, on peut avoir recours à la punition à distance.

En tant que comportementaliste, je vous poserai les bonnes question, comprendre quels sont les déclencheurs et vous aider à mettre en place des solutions. Je vous apporterai le recul nécessaire que nous n’avons pas forcément quand nous sommes confrontés quotidiennement à ce comportement.